Le plan de bataille provisoire hic et nunc pour demain :
primo, je me penche sur l’outline dans FreeMind histoire de voir au maximum clair sur le récit, le protagoniste et sur les deux arcs narratifs qui vont lui arriver.
Deusio, je lance Scrivener dans le MacBook, je chiade la première et la dernière phrase même si je dois passer une demi-heure ou une heure à les polir en soufflerie et puis j’ouvre les vannes et je ponds au kilomètre autant que possible.
A ce moment du nanowrimo, le plan serait donc tous les jours de passer l’outline en revue et ensuite de se lancer dans la rédaction. Vu de maintenant, ça n’a pas l’air d’un mauvais plan.
L’effet magique du nanowrimo se fait déjà sentir : comme par hasard, mon agenda se remplit d’obligations impérieuses et de rendez-vous plus passionnants les uns que les autres…
50 000 mots… trente jours… On les aura !
Plus que deux fois dormir…
Ca se décante. Il me reste trois choses à faire avant de prendre une grande respiration et de plonger dans le nanowrimo :
- relire “The war of art” de Steven Pressfield.
- relire “The war of art” de Steven Pressfield.
- relire “The war of art” de Steven Pressfield
.
* Nombre de mots restants à écrire : 50 000
* Nombre de mots écrits : 0
* Nombre de mots/heures à écrire pour finir dans les temps : N/A
Je ne trouve plus la plaquette en alu et le bloc-notes avec les pages jaunes de mon outline en papier, indispensables pour alimenter la mère de toutes les mindmaps.
J’ai des doutes sur mon histoire.
Je ne sais pas si le nanowrimo va me remettre sur les rails du Grand Darjeeling Hotel ou s’il va le cannibaliser complètement.
Je sais par expérience que des forces cosmiques vont rendre mon mois de novembre compliqué, passionnant et encombré. Les raisons de ne pas écrire vont se reproduire comme des lapins et venir dormir sur mon paillasson.
Bref : à quelques heures du nanowrimo 2007, tout est normal…

Naturellement, The Onion voit les choses à sa façon.
Bonne nouvelle : Littré sort un supplément à son dictionnaire consacré aux mots de la francophonie.
Nouvelle : il est vendu exclusivement dans un coffret avec son grand frère. Il n’est pas disponible séparément.
Mauvaise nouvelle : je possède déjà un Littré et à part ce supplément avec les mots du Québec, de la Suisse, de l’Afrique francophone et du reste de la francophonie, je n’aurais aucune raison de l’acheter.
Maintenant si quelqu’un veut verser 300 euros à paypal[chez]somebaudy.com, je promets d’utiliser cette somme pour commander la version en 20 volumes.
Les mots sur la couverture d’un livre sont importants. Et ça n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de s’exercer à cette pratique difficile.

Comment faisait-on avant Internet pour procrastiner ? Comment faisait-on avant des jeux de lettre comme cette version littéraire de Tetris proposée par TV5 pour remettre à plus tard le fait d’écrire ?
* Nombre de mots restants à écrire : 50 000
* Nombre de mots écrits : 0
* Nombre de mots/heures à écrire pour finir dans les temps : N/A
- Le thème : checked
- Le protagoniste : commence à se préciser
- Arc narratif 1 : checked (chouette, il est assez répandu)
- Arc narratif 2 : checked
- L’image de fin vers laquelle tout le récit tendra : checked
Restent à faire :
- outliner les 60 (?) parties/scènes/séquences qui composeront le tout.
- Préciser le profil du protagoniste.
- Décider du point de vue (des points de vue ?)
Le plus important : j’ai « l’écrivant » comme on peut avoir « le fêtant ». La première scène/séquence ne demande qu’à sortir de mes petits doigts, mais elle va devoir attendre le 1er novembre à minuit. C’est la dure loi du rock ‘n’ roll, c’est la dure loi du NaNoWriMo.