Je ne voudrais pas avoir l’air d’insister lourdement, mais à mon très humble avis, la meilleure chose que le producteur de Plus Belle la Vie puisse faire, c’est d’ajouter un pool de dialoguiste à ses deux pools de scénaristes.
Chaque dialoguiste aurait quelques personnages sous sa houlette, toujours les mêmes. Avec des dialogues plus « parlés », les comédiens se retrouveraient avec en bouche un matériau plus intéressant à défendre.
Total : un produit fini qui sent nettement moins l’usine.
Si je trouve un peu de temps, je suis parfaitement capable de m’attaquer à une scène et de la redialoguer moi-même, histoire de joindre le geste à la parole.
“Plus belle la vie” est un des succès de France Télévision, mais du côté des deux pools d’auteur, ça doit un peu ressembler à l’usine.
Il mettent à l’antenne l’équivalent d’un long métrage (en durée) chaque semaine. Du coup les dialogues servent surtout à faire avancer l’intrigue et ne sont pas vraiment au service des personnages.
Je me doute que les circonstances ne permettent pas de faire du Audiard tous les soirs et que le niveau de langage en France peut être un poil plus élevé qu’en Belgique, mais quand même les gars, est-ce qu’autour de vous, vous entendez souvent, dans la (moins belle) vie de tous les jours, dans la bouche de vrais gens, des phrases aussi littéraires que…
- “Il m’a suffi d’aller dans le sens de votre colère pour que vous fassiez exactement ce que j’avais décidé”
- “Avoue que si j’avais dit que je demandais de l’aide à tout le monde, tu m’aurais sermonné toute la soirée”
- “La police va décortiquer le fil des événements et reconstituer les responsabilités de chacun”
Une technique pour donner un vernis de “parlé” à des dialogues consiste à enregistrer des conversations de vraies gens à leur insu et à retranscrire exactement ce qu’ils disent. On s’aperçoit que les gens ne finissent pas forcément toutes leurs phrases, qu’ils font des coq-à-l’âne en plein milieu d’une phrase, qu’ils ont des mots fétiches, etc. Rien de tout ça dans les épisodes que j’ai vus (et qui sont loin de représenter l’intégrale de ce soap). Dommage pour ce succès populaire qui mérite quand même mieux.
Glanée dans une thema “Jules Vernes” sur Arte, cette anecdote sur Laurence de la Ferrière, qui a relié, seule et à ski, le pôle Sud à la côte de l’Antarctique. Laurence, donc, a pris des notes : il faisait tellement froid qu’elle ne pouvait écrire qu’au crayon et qu’elle ne pouvait pas poser la main sur les pages de son carnet, parce que si elle posait sa main dessus, avec le froid, elle courait le risque de ne pas pouvoir la détacher. Alors nos petits démêlés avec la muse, en 2007 ou en 2008…
Bonne année, bonne inspiration et en 2008, si vous n’êtes pas au pôle, n’ayez pas peur de poser la main sur la page !
- parce que j’ai toujours été jaloux des gens capables de taper un texte sans quitter l’écran des yeux
- parce que le clavier azerty a été conçu pour les machines à écrire et que le clavier dvorak est plus ergonomique
- parce que c’est une chance d’arrêter de faire des fautes de frappe
- parce que je trouve logique de maîtriser à 100% l’outil de mon activité
- parce que cette période d’apprentissage sera passée à écrire à un rythme différent avec plus de temps pour réfléchir au mot suivant entre chaque mot.
Christian Bourgois était venu parler de je ne sais plus quoi à la maison de la Francité. J’y suis allé. Je ne me rappelle plus du tout de ce qu’il a raconté, mais je me rappelle lui avoir posé une question ou fait une demande. Il m’a filé le numéro de son secrétariat.
“Monsieur Bourgois m’a autorisé à vous appeler pour…”
Les comiques québécois de Rock et Belles Oreilles hésitaient entre la vulgarité potache et le pastiche cinglant. Quand ils s’en prennent à Apostrophes, on est à peu près au milieu.
Comme le but est de ne pas appeler les choses, on recourt à des formulations négatives, comme «non»-apprenant (un cancre) ou «mal»-sachant, ou «contre»-performance (en fait, un échec), «sans»-abri (clodo), «dys»-fonctionnement (qui vaut tellement mieux qu’une bavure policière, par exemple).
George Lebouc s’attaque aux horreurs du politiquement correct («océaniser», qui signifie couler un navire-poubelle, par exemple)
Quand “l’art de raconter des histoires” devient l’art de “formater les esprits” pour les aliéner. “Storytelling”, un essai de Christian Salmon. Le monde francophone serait en train de découvrir le concept de “spin doctor”.
Conséquence de la grève des scénaristes : Libé s’intéresse aux nègres qui pondent les vannes spontanées de Ardisson, Cauet, etc. (je ne félicite pas l’équipe qui écrit pour Cauet).
tour dans mon quartier, coups de fils affolés au commissariat et au “dépanneur”, re-tour dans le quartier, voiture retrouvée : ouf !
Mode d'emploi
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